CASINO ROYALE
Die Another Day avait flingué artistiquement la saga Bond avec ses gadgets inutiles à profusion et ses situations les plus débiles digne d'une série B de luxe. Fin de l'impassible et du très froid Pierce Brosnan, Novembre 2006 sort Casino Royale, adaptation du premier roman de Ian Flemming. La bande de fans stupides de Brosnan dans leur cécité la plus consternante avait lancé des à profusion des pétitions anti-Craig, le nouveau prétendant au trône du nouveau maître de l'action devant la caméra avec le tout récent Jason Bourne qui avait totalement redéfini le film d'action et d'espionnage avec The Bourne Identity en 2002. Il était donc le temps du renouveau, et qui mieux que Martin Campbell qui avait révisé la saga avec Goldeneye de faire les frais de la nouvelle mouture classée « Top Secret » du MI6 ?
Brutalité, romantisme, réalisme et violence au service d'un scénario ultra descriptif et surtout au plus proche des personnages. Fini s donc les gadgets inutiles, finies les situations de fonte des glaces par un satellite spatial, Casino Royale met les pendules à l'heure. Daniel Craig tout d'abord s'avère être un choix vertigineux au vu de son interprétation tout bonnement époustouflante qu'il réalise à travers sa composition à la fois torturée et tonitruante du héros. Le personnage ne fait plus dans la dentelle d'un humour douteux british là où les précédents opus se vautraient lamentablement. Puissant, sportif, impressionnant par sa présence, James Bond est servi de seconds rôles qui le rendent encore plus intéressent. Vesper Lynd jouée par la splendide Eva Green donne un véritable coup de fraicheur à la gente féminine de la saga d'espionnage. Un amour presque impossible entre les deux personnages, une passion dévorante qui coutera cher à l'agent, surtout au vu d'un final carrément évocateur du Fond du personnage. Le scénario aurait pu s'engluer d'une action grandiloquente avec effets pyrotechniques toutes les trois secondes et gadgets multiplié encore par cent, hélas, les demandeur d'action pur, dure, et décervelée en auront pour leur comptes, le script privilégiant la psychologie, le romantisme et surtout le réalisme de certaines scènes figurant parmi les scènes d'anthologies du cinéma d'action dans sa totalité artistique.
En somme, un véritable retour aux sources, voire même un nouveau départ pour la saga, se délivrant des navrants Meurs un Autre Jour ou Le Monde ne Suffit Pas pour ne faire qu'un avec sa vocation d'origine, à savoir un grand film d'action constituant un véritable chef-d'œuvre du genre.
note : ★★★★
cote RottenTomatoes : 94%