DESPERATE HOUSEWIVES
Season 1, 2, 3 & 4
Season 1, 2, 3 & 4
Pour continuer dans les grands shows de la télévision américaine, dont grand nombre dirons que c'est une grosse daube, je leur réponds : "regardez ces magnifiques séries télé sensationnelles genre Destin de Lisa, ou encore PJ, en passant bien évidemment par Ruby, la chasseresse d'argent ; si magnifiquement tournées qu'on dirait le Spielberg du petit écran..." Non, les américains, avec leurs tares, comme les nôtres, livrent les plus grands moments de télévision : The Sopranos, Sex and the City, Six Feet Under, Lost, ER, Friends, Californication, Lost, Alias, Heroes, on encore Buffy the Vampire Slayer et Battlestar Gallactice, des séries que nous sommes, et là est le gros problème de nos médias, distributeur et producteurs, impossible à reproduire.
L'une de ces séries est bien entendu Desperate Housewives, dépoussiérage monstre de nullités que sont et ont toujours été les Feux de l'Amour. Remise en forme, format 42 minutes, scripts géniaux, drôles, très bien sentis, et surtout le cast, cinq actrices, au sommet, qui, il y quelques mois avant le début du tournage du pilote erraient dans les catacombes des studios. En 2004, c'est l'une des séries les plus médiatisées au monde. Pourquoi, parce le féminisme ambiant sans caricature, l'auto-dérision et la critique du mode de vie américan derrière le vernil social était très osé pour les ricains puritains, surtout sur un network baptisé ABC, gros mastodonte US en berne. Sa cousine, Lost, entraine la chaine vers des cimes visionnaires. Il en aura été un peu laborieux pour DH, mais pas du tout pour Lost.
Car, oui, si Desperate Housewives est un petit miracle en soi, c'est avant tout pour sa richesse scénaristique de première saison, ses rebondissements, ses mystères entourant le suicide inexpliqué d'une des voisines des femmes au foyer désespérées. Prenante de bout en bout, surtout pour le season finale, efficace et génial, le déclin commence au suivant épisode. Et oui, la saison 2, bien que égale à la première en qualité, a quelque peu déçu, non pas pour cause de négligence et de repos sur le succès, mais à cause de ses parti-pris, à cause de son ambition. L'intrigue générale de la saison 1 étant résolue, il fallait trouver à nouveau un mystère de taille afin de captiver l'esprit durant 24 épisodes. Les Applewhite sont la solution. Cachant un lourd secret, ce n'est que le moyen de faire virer totalement le show dans la série noire. Sombre dès les premiers épisodes, méttant absolument tous ses personnages à l'épreuve, Bree, Lynette, Susan et Gabby sont victimes de leur statut social, de leur famille ou simplement de leur choix. La responsabilité est le thème majeur de cette saison superbe. Noire, tragique et bouleversante, le vingtième épisode en est le parfait constat, l'humour à quelque peu disparu,, la légèreté envolée, place à la tristesse et aux bouleversements : un cri de douleur atroce dans Wisteria Lane, Gabby a perdu son enfant adoptif. Le final de cet épisode, horrible, est, comme tous de la série, accompagné d'un "special ending" ramifiant une thématique bien précise : le mensonge, la mort, l'identité, le vol, le bonheur, l'amour, la trahison, les faux-semblants, tous avec une maitrise folle, un souci de la réalisation, accompagné d'une musique lyrique, douce ou mystérieuse, souvent superbe et magique. Le final de cette saison atteint un sommet de noirceur pour ce genre de séries : la mort frappe, tous les personnages sont mis à l'épreuve du destin. Dense et surtout génial, grandiose et criant de beauté, on en ressort un peu meurtri de cette saison 2. Il en aura été pas du tout de même pour la saison 3. On se rapproche de l'esprit de la saison 1, de son humour, de son mystère, mais juste pour une demi saison hélàs, après, on oublie le concept de mystère sur 23 épisodes, place au scénar' de la semaine. Moins attrayante, mais toujours aussi maitrisée, bien qu'un peu las de la répétition et du manque de prise de risque. Centrée en première partie sur ne nouveau mari de Bree, les derniers épisodes n'ont pas trop de fil rouge, jusqu'au final, dont le manque d'intérêt se fait largement ressentir, on en dit pas moins qu'on passe de l'âge d'or à l'âge de bronze...Cette même impression pour la quatrième et dernière saison en date, amputée de 5 épisodes minimum à cause des grèves de scénaristes de début 2008. Si on commençait admirablement la saison, dont l'intrigue principale était centrée sur la nouvelle voisine et sa fille, on s'apperçoit que les grèves, à l'inverse de Lost, l'auront pas été bénéfiques. Vite expédiée, les persos sous triaités, le final trop théâtral, et surtout les intrigues secondaires qu'on se trainait depuis la saison 2 et la saison 3 sont résolus à la va-vite, sans réel incidence sur les persos, on se demande alors pourquoi avoir gardé tout ceci au chaud pendant près de deux années...Curieux, mais le cliffhanger, très moyen d'ailleurs, laisse un espoir d'originalité pour la saison 5. Même si on est un peu scéptique sur le devenir de cette série, on en garde pas moins à chaque année un sentiment de bonheur quant à la vision de chaque épisode, de légèreté et de tristesse, et surtout une qualité de distribution et de production sans faille. Les acteurs, premiers et second-rôles, mais aussi la musique superbe de Steeve Jablonski, proche de Hans Zimmer, douceur du piano, envolée de l'orchestre et d'instruments solos comme le violon et violoncelle accompagnés de synthés, surtout en ces fameux "endings", à chaque fois géniaux et captivants, on se dit qu'on est face à un show à la qualité immense et au potentiel encore intact, quoiqu'il est p
bien été utilisé durant des quatre années d'antenne.
note :
saison 1 ★★★★★
saison 2 ★★★★★
saison 3 ★★★★
saison 4 ★★★