THE GREAT EATLON

THE GREAT EATLON
LADY IN THE WATER

Parler de "suicide artistique" n'est pas la même chose que "virage artistique"...

La Jeune Fille de l'Eau, cinquième film du réalisateur prodige est l'exacte opposé du concept cinématographique des films de Shyamalan. Là où Sixième Sens, Incassable, Signes et Le Village triomphait d'un final en final twist à l'intrigue élucidée dans les derniers instants du film, s'amorce alors un virage total dans la narration de ce film ovni qui en a surpris par nombre. Story, une jeune nymphe est prisonnière du monde des hommes. Un gardien d'immeuble tente de la protéger d'une créature voulant la tuer et l'empêcher de retrouver son monde bleu. Naïf ? Pas tant que ça. Une remise en question du réalisateur à travers ce film, en faisant ici son oeuvre la plus personnelle. Mise en scènes des doutes, le héros qui s'ignore est une thématique qui renvoie à chacun de ses films. C'est comme si on condensait tout ce qu'à voulu exprimer Shyamalan au cours de ses quatre premiers films afin d'en faire un film à proprement parler d'une véritable réflexion sur l'identité et le pouvoir de croire. Il faut se laisser emporter par ce conte de fée moderne, mythologique. L'eau, voir, croire, des thématiques à chaque fois utilisée, atteignant le comble de leur sens. On peut se sentir perdu, ou pas. Mis en scène avec grâce, images sublimes portées par une musique lyrique et superbe de James Newton Howard, magnifique, iparler de suicide artistique s'avère être complètement infondé de la part du critique. On peut dire d'ailleurs que le cinéaste savait d'avance que son film ne ferait pas l'unanimité Un personnage, un critique, seule victime de la créature... On se pose des questions sur notre aptitude à imaginer, à inventer. Si l'on rentre définitivement dans le monde du réalisateur, alors, oui, croire est possible.

note : ★★★★
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# Posté le mercredi 18 juin 2008 10:16

IS THIS REALLY HAPPENING ?

IS THIS REALLY HAPPENING ?
SIGNS / THE HAPPENING

M. Night Shyamalan est un cas à part du cinéma américain. On lui consacra le statut d'immense auteur avec Sixth Sense à sa sortie en 1999 pour son incroyable talent à nous faire croire l'incroyable et le don qu'il a à nous retourner le cerveau. De même pour Unbreakable, réflexion sur l'identité dans notre société.
En 2002 sort Signs. Les critiques tombent. Succès critique convenable mais une sorte de rancune pour un cinéaste si doué. Le film se classe parmi les plus belles réussites des films d'angoisse psychologique. Beaucoup y ont vu une tentative de nous faire gober la religion. D'autres y ont vu une manière de retrouver la foi dans un monde en crise, un monde perdu dans son incapacité à croire à l'incroyable. A aucun moment dans le film on nous sort des bondieuseries, on nous présente un père pasteur qui a perdu sa femme, un être dans le doute et la colère de ce qui lui arrive, crie l'injustice là où il y a eu des signes. Pertinent, sublime dans sa forme, c'est aussi une invasion extra-terrestre vécue de l'intérieur. Pas d'effets spéciaux mirobolants, seulement du hors-champ, des bruits, des mains glissées, des ombres et silhouettes, tout pour nous faire sursauter, et ça marche : le film est un concentré de frissons, et quand le réalisateur nous montre un alien qui passe simplement dans une allée, ça en devient presque choquant tellement la tension est palpable. Le film est bien évidemment porté par la musique sublime de James Newton Howard et son rythme ternaire utilisé tout le long du film, avec légèreté, insistance, puis de façon monstrueuse lors du final tonitruant. Et c'est quand des milliers de gens ont crié à l'évangélisation filmique qu'on voit là on était l'empreinte d'un crucifix jadis accroché au mur, qu'il a été tout simplement recouvert de portraits d'une famille ressoudée. Drame intimiste, Shyamalan réussit à nous faire croire à un évènement dépassant notre entendement.
Il n'est plus de même avec son dernier film, The Happening, où le suicide de l'humanité est la cause directe de notre obsession à détruire notre environnement. Le pitch était plus qu'intéressant, surtout au vu d'une bande annonce nous en mettant l'eau à la bouche avec fébrilité. Le résultat final est plus que décevant, voire carrément suicidaire, à l'image de son sujet. Acteurs nullissimes, situations pas du tout crédibles (le vent censé représenter la peur, n'est que ... du vent !), le seul point positif reste une mise en image superbe, surtout pour ce qui est des suicides et du premier quart d'heure. A partir de là, tout se casse la gueule ! Rien ne sauve le naufrage ! Persos inutiles, on rit involontairement, et le final...RISIBLE ! Echec total que ce dernier Shyamalan. On condamnera surtout les producteurs, vu que son dernier film, Lady in the Water a été un naufrage commercial total, il ne fera pas trop la fine bouche quant à faire un film. Dommage, on seul le manque de maturité du projet, vraiment mieux travaillée, on aurait sûrement eu droit à un authentique chef-d'oeuvre.

Signs ★★★★
The Happening ★
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# Posté le samedi 14 juin 2008 06:11

Modifié le mardi 17 juin 2008 13:53

ALL IS ABOUT LOVE

ALL IS ABOUT LOVE
SEX & THE CITY - The Movie

Alors, VERDICT ! Vu et ... approuvé ! Certes ce n'est pas le film d'amour le plus resplendissant de tous les temps, mais il faut avouer que l'adaptation au cinéma de Sex & The City cuvée HBO promo 98 - 04 est un franc et mérité succès. Il est vrai que 2h25 de film est un peu trop long pour raconter seulement une histoire d'amour qui tourne mal, et à vide, mais un thème tel que le big Love ne peut être traité en format 24 minutes. La série éponyme, véritable succès mondial et grand chef-d'oeuvre du petit écran pour son souci de reflexion sur le grand territoire de la sexualité est difficilement transposable au cinéma. Mais on ne peut bien sûr ne pas éviter de ne pas parler et de réflechir sur ce grand thème ô combien utilisé, pillé et digéré du cinéma US qu'est l'Amour. Quatre femmes à un tournant de leur vie : la trahison, le pardon, la solitude, et par dessus tout, l'amitié. Une gloire des sentiments mais sans vraiment de niaiseries, bien au contraire, on reste dans la justesse et le quotidien, pas du matériel, mais des relations de tous les jours. Louis Vuitton, Vogue, Dior, Fashion Week, tout le glam de New York passe par ce long métrage : une gigantesque pub de luxe, comme la série...
Mais le véritable enjeu, c'est de redécouvrir, ou mieux, dépasser la série initiale. On est un peu dans les deux. Le premier tiers est un pur concentré d'une saison de 18 épisodes de S&TC. Le second tiers met à l'épreuve tous les personnages, on quitte NYC pour quelques scènes, un scénar' assez bien écrit mais hélas assez pauvre en questionnement et tension dramatique, et le final, et bien, le fameux happy ending en bonne et due forme un peu mal placé. Un peu lourd de ce qui "Big par ci, Big par là, John en haut, John en bas", mais on reste toujours autant enthousiasmé : dialogues savoureux, aucune honte à parler et à montrer du sexe, seconds rôles savoureux, une mise en scène presque identique à la série, quelques moments cultes, et bien sûr les actrices : Sarah Jessica Parker est d'un glamour à tomber par terre, Kim Kattrall est drôle à souhait..
Ces quatre new yorkaises nous ont quittées à la télévision voilà quatre années, elle nous reviennent au cinéma à la fois changées et bien évidemment irrésistibles.

note : ★★★

cote RottenTomatoes : 53%
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# Posté le vendredi 30 mai 2008 18:16

Modifié le vendredi 30 mai 2008 19:52

MAISONS ET JARDINS : LIASONS DANGEUREUSES, RAISONS ET SENTIMENTS, DOUBLE-JEU

DESPERATE HOUSEWIVES
Season 1, 2, 3 & 4

Pour continuer dans les grands shows de la télévision américaine, dont grand nombre dirons que c'est une grosse daube, je leur réponds : "regardez ces magnifiques séries télé sensationnelles genre Destin de Lisa, ou encore PJ, en passant bien évidemment par Ruby, la chasseresse d'argent ; si magnifiquement tournées qu'on dirait le Spielberg du petit écran..." Non, les américains, avec leurs tares, comme les nôtres, livrent les plus grands moments de télévision : The Sopranos, Sex and the City, Six Feet Under, Lost, ER, Friends, Californication, Lost, Alias, Heroes, on encore Buffy the Vampire Slayer et Battlestar Gallactice, des séries que nous sommes, et là est le gros problème de nos médias, distributeur et producteurs, impossible à reproduire.
L'une de ces séries est bien entendu Desperate Housewives, dépoussiérage monstre de nullités que sont et ont toujours été les Feux de l'Amour. Remise en forme, format 42 minutes, scripts géniaux, drôles, très bien sentis, et surtout le cast, cinq actrices, au sommet, qui, il y quelques mois avant le début du tournage du pilote erraient dans les catacombes des studios. En 2004, c'est l'une des séries les plus médiatisées au monde. Pourquoi, parce le féminisme ambiant sans caricature, l'auto-dérision et la critique du mode de vie américan derrière le vernil social était très osé pour les ricains puritains, surtout sur un network baptisé ABC, gros mastodonte US en berne. Sa cousine, Lost, entraine la chaine vers des cimes visionnaires. Il en aura été un peu laborieux pour DH, mais pas du tout pour Lost.
Car, oui, si Desperate Housewives est un petit miracle en soi, c'est avant tout pour sa richesse scénaristique de première saison, ses rebondissements, ses mystères entourant le suicide inexpliqué d'une des voisines des femmes au foyer désespérées. Prenante de bout en bout, surtout pour le season finale, efficace et génial, le déclin commence au suivant épisode. Et oui, la saison 2, bien que égale à la première en qualité, a quelque peu déçu, non pas pour cause de négligence et de repos sur le succès, mais à cause de ses parti-pris, à cause de son ambition. L'intrigue générale de la saison 1 étant résolue, il fallait trouver à nouveau un mystère de taille afin de captiver l'esprit durant 24 épisodes. Les Applewhite sont la solution. Cachant un lourd secret, ce n'est que le moyen de faire virer totalement le show dans la série noire. Sombre dès les premiers épisodes, méttant absolument tous ses personnages à l'épreuve, Bree, Lynette, Susan et Gabby sont victimes de leur statut social, de leur famille ou simplement de leur choix. La responsabilité est le thème majeur de cette saison superbe. Noire, tragique et bouleversante, le vingtième épisode en est le parfait constat, l'humour à quelque peu disparu,, la légèreté envolée, place à la tristesse et aux bouleversements : un cri de douleur atroce dans Wisteria Lane, Gabby a perdu son enfant adoptif. Le final de cet épisode, horrible, est, comme tous de la série, accompagné d'un "special ending" ramifiant une thématique bien précise : le mensonge, la mort, l'identité, le vol, le bonheur, l'amour, la trahison, les faux-semblants, tous avec une maitrise folle, un souci de la réalisation, accompagné d'une musique lyrique, douce ou mystérieuse, souvent superbe et magique. Le final de cette saison atteint un sommet de noirceur pour ce genre de séries : la mort frappe, tous les personnages sont mis à l'épreuve du destin. Dense et surtout génial, grandiose et criant de beauté, on en ressort un peu meurtri de cette saison 2. Il en aura été pas du tout de même pour la saison 3. On se rapproche de l'esprit de la saison 1, de son humour, de son mystère, mais juste pour une demi saison hélàs, après, on oublie le concept de mystère sur 23 épisodes, place au scénar' de la semaine. Moins attrayante, mais toujours aussi maitrisée, bien qu'un peu las de la répétition et du manque de prise de risque. Centrée en première partie sur ne nouveau mari de Bree, les derniers épisodes n'ont pas trop de fil rouge, jusqu'au final, dont le manque d'intérêt se fait largement ressentir, on en dit pas moins qu'on passe de l'âge d'or à l'âge de bronze...Cette même impression pour la quatrième et dernière saison en date, amputée de 5 épisodes minimum à cause des grèves de scénaristes de début 2008. Si on commençait admirablement la saison, dont l'intrigue principale était centrée sur la nouvelle voisine et sa fille, on s'apperçoit que les grèves, à l'inverse de Lost, l'auront pas été bénéfiques. Vite expédiée, les persos sous triaités, le final trop théâtral, et surtout les intrigues secondaires qu'on se trainait depuis la saison 2 et la saison 3 sont résolus à la va-vite, sans réel incidence sur les persos, on se demande alors pourquoi avoir gardé tout ceci au chaud pendant près de deux années...Curieux, mais le cliffhanger, très moyen d'ailleurs, laisse un espoir d'originalité pour la saison 5. Même si on est un peu scéptique sur le devenir de cette série, on en garde pas moins à chaque année un sentiment de bonheur quant à la vision de chaque épisode, de légèreté et de tristesse, et surtout une qualité de distribution et de production sans faille. Les acteurs, premiers et second-rôles, mais aussi la musique superbe de Steeve Jablonski, proche de Hans Zimmer, douceur du piano, envolée de l'orchestre et d'instruments solos comme le violon et violoncelle accompagnés de synthés, surtout en ces fameux "endings", à chaque fois géniaux et captivants, on se dit qu'on est face à un show à la qualité immense et au potentiel encore intact, quoiqu'il est p
bien été utilisé durant des quatre années d'antenne.

note :
saison 1 ★★★★★
saison 2 ★★★★★
saison 3 ★★★★
saison 4 ★★★
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 20:17

Modifié le jeudi 22 mai 2008 20:32

"OTHERS" AGAINST...OTHERS

LOST SEASON 4 FINALE
Incontestablement le plus grand évènement télévisuel de l'année ! Lost, final de la saison 4, Jeudi 29 Mai sur ABC ! Le promo trailer annonce ce double épisode comme une réussite totale, à l'image des précédents d'ailleurs ! S'attendre à l'ampleur scénaristique de la fin de la saison 3, qui, il y a un an, avait bousculé des millions de fans, les clout à leur siège, leur terrassant tous ce qu'ils avaient espéré !

# Posté le mercredi 21 mai 2008 20:32

Modifié le jeudi 22 mai 2008 19:19